Cabu

Cliquer sur chacun des huit titres pour voir ces huit dessins de Cabu extraits de l’ouvrage « Cabu et PARIS » paru chez Hoëbeke en septembre 2006.
Cabu aimait remettre les pendules à la bonne heure!
14 heures
Avec ce fou de jazz, ce n’était jamais  » silence-radio » sur les ondes de TSF jazz les jeudi à 11 heures trente. C’était la Rue du rendez-vous des bonnes ondes…
Huchette
Les tribunaux, il connaît bien, en particulier celui de Metz ( Lorraine). Il en a croqué des gros Raminagrobis!
Procès

Procès
Mort? Vous plaisantez! Déjà vivant il titillait de là- haut la Dame aux dentelles d’acier et teintait de merveilles crépusculaires tout le ciel de Paris, comme le soir de la manif., à 17 heures trente précises, place de la Nation…
Vue du ciel
Cabu, c’est Voltaire et Daumier réunis, avec ce supplément d’âme qui n’appartient qu’à lui…
Voltaire

J’ai été « éditée » deux fois en presse nationale: l’une dans Charlie ( mon portrait par Cabu, grand-amateur de confitures de mirabelles, façon bonne Maman, dont il fait l’éloge au coeur de sa double page de reportage que je vais retrouver archi- vraie archivée, et hop, ça y est c’est fait!  Et l’autre par Libé ( mon poème sur la Marseillaise): Bravo aux deux d’oeuvrer désormais en solidarité!
A propos de la Marseillaise, quand arrivent les dernières sommations, je fais comme Madame notre ministre de la Justice: je me tais. Mon idéal n’est point du tout » qu’un sang impur abreuve nos sillons ». La notion même de  » sang impur » fait froid dans le dos. Quant à en abreuver nos sillons, c’est carrément l’horreur!
Je suggère quelque chose de plus honorable, élevé et humain tout à la fois:
 » Qu’un ciel d’azur unisse les nations » »
ou encore:
 » Qu’un ciel d’amour couronne l’horizon! »
Et là je chanterai jusqu’au bout, à pleins poumons!
Pour le début, ce serait bien de dire:
 » Allons enfants de la Fratrie! »
Il s’agira bien sûr d’une fratrie universelle, à construire,
loin des querelles ancestrales traditionnellement orchestrées sur toute la planète par la partie mâle de l’humanité.
Notons au passage que les religions, elles aussi, ne se réfèrent qu’à un dieu, jamais à une déesse!
Allez hop! En voiture SIMONE! Il serait temps DE BEAU VOIR un peu en ouvrant grand nos jolis yeux et de préparer pour nos petits-enfants un avenir un brin plus charmant!

Edition

Au Lapin agile
Avec lui, c’était Charles, Charlot, Charlie, et la douce France, accueillante et cosmopolite, très nettement!
Boum!
Souvenir d’un café-croissant, à deux, et sans magot(s)! Il y signa son adhésion au MRAP, contre le racisme et pour l’Amitié entre les Peuples! Attention: ce génie de la plume, cet ange de gentillesse et d’humour, ce visionnaire au regard perspicace qui ne laissait rien passer, était et reste bien un homme dangereux pour les facismes de toutes sortes! CQFD!
Au deux magots

J’ai toujours adoré les colonnes Morris! Dans ma charmante maison de Lorraine, j’avais un immense grenier ( vous diriez un loft) de 120 mètres carrés avec une poutre en chêne de 12 mètres de long et…

une colonne Morris fabrication maison!

Souvenir des merveilleux moments passés chez ma marraine parisienne. Le métro, les petits marchés délicieux, la jolie liberté d’expression, Paris comme un nid d’amour et d’humour qui accueille et recueille, comme un coin pas si bête de la planète!

Pardi, nous sommes tous Paris, Charmés, Charmis, Charmilles, Charlie, Armis, Mamies! Cent mille colonnes à la une!

Cabu

 

 » Où allez-vous, Monsieur l’abbé? »

C’est par ce refrain d’une ancienne comptine que s’ouvre le fameux dictionnaire philosophique de Voltaire que bon nombre semble enfin découvrir depuis le 7 janvier.

L’inquisition ne fut pas très aimable.

Où va donc Monsieur l’abbé, cher Voltaire?

Où sont Cabu et ses amis de Charlie?

Qui a tué Grand-Maman dans la chanson du merveilleux Polnareff avec deux f?

Aucun être humain ne peut comprendre ( au sens étymologique, prendre avec soi, faire sienne) de telles inhumanités diaboliques.

Alors Mahamadou se pointe en te roulant les R et les yeux comme s’il allait t’avaler toute crue!

« Si tu veux retrouver ta fille, rien de plus simple: tu jettes huit oeufs blancs au premier carrefour que tu trouves, et surtout tu donnes des euros au grand sorcier. »

Alors écoutez les enfats, ne jetez jamais de nourriture, n’écoutez jamais les charlatans! Moi avec huit oeufs frais je vous fais une montagne de pains dorés! (Voir la recette en rubrique DIVERS ET AUTRES SAISON)

Coucou Cabu(t) ! J’ai toujours mon ballet magique, comme tu vois!

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A LA MAROQUINERIE ( à Paris), Cabu anime une réunion-débat sur le thème des libertés. Liberté d’expression en tête, bien entendu. Je lève le doigt pour exprimer mon inquiétude face à l’intolérance montante concernant le tabac. Non pas parce que je suis une grande fumeuse devant l’éternel, mais parce que cette intolérance prend des formes extrêmes, par exemple aller jusqu’à truquer la photographie de Paul Valéry en lui retirant la cigarette qu’il avait entre l’index et le majeur…

Cabu sourit avec ce petit penché de tête qui n’appartient qu’à lui, et, à la fin de la soirée, il m’offre ce petit dessin qui met en valeur mon chapeau rose! Alors je repars toute contente, clope au bec, Charlie roulé contre mon coeur. C’était en juin. Mais je n’en ai jamais fumé, des joints!

Il ajouta, en me tendant le plastique transparent sur lequel il m’avait croquée:

 » Tu as toujours su porter le chapeau avec élégance! »

Ce visionnaire avait aussi l’art des formules!

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Peur, lui? J’espère que vous plaisantez ma chère!

A l’épouvantable instant fatal, Cabu(t), qui s’y attendait depuis lurette et était vraiment tout l’opposé d’un peureux, tout comme ses camarades, pensa peut-être simplement:

– Il reste justement deux parts de galette! Ca tombe bien!

Puis il ajouta sans doute ( il était déjà mort mais la conscience professionnelle des Justes est sans limites):

– Heureusement, le journal est bouclé!

En tous cas, une chose est sûre: il n’a pas eu peur et déjà le dessin à venir s’esquissa:

Ceci n’est pas une (plaisanterie de Cabu qui casse sa ) pipe.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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