Le fin mot

En 1983, la chaîne FR3 se vit accorder en toutes nos régions quelques heures d’antenne.

Il fallait trouver rapidement des idées sympas, concevoir ( produire) des émissions inédites et de préférence à budget minimal, et les présenter sur écran.

Ce joli défi ne me déplut point et j’acceptai  un au durant, de quitter mes chers élèves pour ce faire.

Ma deux-chevaux galopa donc jusqu’à Nancy pour y présenter de septembre à décembre mon jeu LE FIN MOT!

Comme rien de sérieux ne saurait se faire sans greffier incorruptible, sans témoins d’absolue crédibilité, sans enquête parfaite, j’envisageai  l’amusement sous forme très cadrée; j’étais conceptrice, mais également arbitre d’une impartialité sans faille.

Il s’agissait de débusquer la phrase-mystère de la semaine.

Le verbe, élément majeur, fin mot par excellence, se faisait cher car il permettait, chaque vendredi, de boucler l’assertion et valait à son gagnant des cadeaux qui, à l’époque, étaient très prisés. De plus, la finale s’accompagnait de la visite en « mon » plateau d’un chanteur en herbe, encore peu connu.

 

C’est ainsi que j’invitai le jeune et timide Marc Lavoine, qui, un an après, enregistra  » Les yeux révolver » dans la maison de disques de Nancy, sous le label  LN.

 

N.B. La fonction de productrice signifie en réalité trois métiers: conceptrice de l’émission, organisatrice de son déroulement et présentatrice d’ic elle. Bien entendu c’est bibi qui rédigeais tous les textes.

On ne s’ennuie pas!

Le réalisateur est celui qui gère toute la partie technique et transmet le réel jusqu’à l’écran.

Ce fut une expérience non inintéressante, du point de vue purement intellectuel, cela s’entend.

 

 

 

 

 

 

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