Verlaine

Ma princesse ( ma fille Elodie, en même temps fille d’Alain mon mari ) passa son baccalauréat à 16 ans avec rattrapage et mention, comme sa mère. ( Sa mère c’est moi, ainsi que vous vous en doutez puisque vous n’avez point été victime d’un lavage de cerveau, soit précisé en passant.)

Je lui suggérai lors de concevoir une promenade littéraire dans notre ville bien-aimée et de la présenter pour son option culturelle.

 

Je suis très émue et fière du travail qu’elle a alors fourni.

 

Et que je vous présente ici:

 

 

 

Quatre ans après, alors que j’étais secrétaire du cercle Verlaine, nous fûmes neuf à présenter un poème intitulé CREPUSCULAIRE et écrit par Kléber Drouhin, le président du Cercle.

J’avais pris soin de le faire traduire en sept langues: espagnol, italien, anglais, hébreux, turc, allemand et esperanto.

Bien entendu, ma fille, Elodie, et ma mère, Anna, furent de la fête.

Parmi les voix chères qui se sont tues et que chante Verlaine, il en est d’ inoubliables, celle de Mesdames Ramot, Cuny, et Bertrand, respectivement institutrices en CP, CE, et CM.

Nous leur devons tant! Jusqu’à ces tables de bois que nous cirions ( , avec un « c »,oui, majesté) une fois par mois…

Je les revis et leur écrivis longtemps.

 

Cette lettre de madame Bertrand est un témoignage de ce temps d’avant, si joli et sincère qu’il ne prendra jamais une seule ride…

 

Chère madame Bertrand,

même 55 ans plus tard, votre style haut reste parfaitement maîtrisé.

Je suis encore sur cette terre où la technologie nous a envahis à un point que vous ne sauriez imaginer.

Parallèlement, de vieux démons resurgissent de manière effrayante.

Mais reste et résiste encore cette mystérieuse senteur de l’encre violette que vous versiez dans nos encriers, sortie d’un flacon au long bec qui ressemblait à un échassier,

et la si fine piqure des plumes sergent-major  sur nos papiers d’échos liés…

 

Les commentaires sont clos.